L’innovation au service des mutations sociétales ?

L’innovation, à l’origine concept né des sciences économiques, s’est petit à petit imposé dans la société comme un synonyme de créativité et de nouveauté. Pourquoi tant de succès pour ce concept dans un contexte par ailleurs en profonde mutation ? De quoi est-il le révélateur ? Quels sont les défis qu’il demande de relever ?

Pour répondre à ces questions, une table-ronde a été réunie en plénière d’ouverture à l’occasion de la 39e rencontre nationale des agences d’urbanisme, qui s’est tenue du 7 au 9 novembre à Lille et à Dunkerque. Y ont notamment participé Patrice Vergriete, président de la Communauté urbaine de Dunkerque, maire de Dunkerque et président délégué de la Fédération nationale des agences d’urbanisme (FNAU), et Philippe Durance, professeur titulaire de chaire au CNAM.

Gouverner les Régions par la prospective ?

Depuis leur création, les Régions mobilisent connaissance et expertise pour définir et articuler des stratégies aux différentes échelles territoriales qui les composent.

Avec les réformes territoriales, la connaissance et la prospective produites sur et par un territoire sont un enjeu fort en termes de capacité de décision et d’action publique. Il s’agit de mutualiser les ressources en matière d’information, d’expertise et de prospective, permettant d’analyser et de comprendre les territoires et leurs contextes, afin de construire une action collective et une intelligence territoriale.

A l’occasion du Congrès 2018 des Régions de France, l’objet de cet atelier a été de revenir sur l’apport des études et de la prospective à l’élaboration des politiques régionales.

Philippe Durance était entouré notamment de Xavier Albertini, vice-président de la Région Grand Est en charge des projets transversaux, de la stratégie et de la prospective, Laurent Degroote, président CESER de France, Alberto Lopez, directeur régional de l’Insee Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les échanges ont été animés par Bruno Botella, directeur de la rédaction “Acteurs publics”.

Agriculture et alimentation : mais que fabriquent les prospectives ?

Dans le cadre des Controverses européennes, organisées par la mission Agrobioscinece de l’Institut national de recherche agronomique (INRA) du 10 au 12 juillet 2018 à Bergerac, Philippe Durance a participé à une table-ronde sur le thème “Déficit d’avenir et prospective”.

Alors que l’on pointe une “panne d’avenir” de notre société face à la montée des incertitudes, de la complexité du monde et du catastrophisme, les travaux prospectifs semblent pourtant abonder. Seraient-ils inaudibles ? De fait, comment la prospective fait-elle face à ce mur mental et à cette fermeture des futurs? A quoi et à qui servent les récits qu’elle construit ? Quels effets produisent-ils ? Questions difficiles mais cruciales.

Les échanges sont disponibles en ligne.