L’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal

La question de l’adéquation formation-emploi se pose toujours avec acuité notamment au niveau de l’enseignement supérieur. Plusieurs pays africains ont mis en place depuis plusieurs années des stratégies pour assurer une formation de qualité au niveau de l’enseignement supérieur. Toutefois, malgré les différentes initiatives, l’efficacité externe, à travers notamment l’insertion des diplômés reste mitigée.

Aussi, le futur de la formation dans l’enseignement supérieur soulève de nombreuses interrogations face aux mutations qui s’opèrent dans un contexte de mondialisation et de défis permanents notamment en matière de connaissances et de compétences. En outre, les objectifs du développement durable (ODD 2030), l’Afrique que nous voulons (2063) et les différents documents de politiques économiques au niveau national montrent la nécessité d’innover et d’aligner les offres de formation avec les préoccupations des décideurs publics et des entreprises pour les prochaines années.

Ainsi, pour faire face aux mutations et à l’évolution rapide des métiers, une approche prospective visant à se préparer aujourd’hui pour les métiers du futur à travers une approche rationnelle et holistique, offrira un aperçu du périmètre du possible. Cette démarche qui consiste à prévoir et à élaborer des scénarii de faisabilité dans le contexte actuel d’évolution des cadres de vie est innovante et permettra d’envisager avec beaucoup de recul, les transformations qui s’opèrent à grande vitesse dans nos sociétés. Elle nécessite donc un suivi régulier de l’évolution des métiers en adéquation avec les besoins du présent et du futur.

Il est ainsi nécessaire de mener une réflexion commune des acteurs de la formation supérieure et de toutes les parties prenantes du système pour trouver des solutions notamment à la question de l’insertion et du service à la société.

Ce colloque international sur la vision prospective de la formation pour les métiers du futur dans l’enseignement supérieur s’est tenu à l’université de Thiès (Sénégal) du 12 au 14 décembre 2018. Elle a été introduite par une conférence du philosophe Souleymane Bachir Diagne (Columbia University), suivie de deux interventions sur la pensée prospective de Gaston Berger (professeur Philippe Gouët) et sur la mise en oeuvre opérationnelle d’une démarche prospective visant l’adéquation emploi-formation expérimentée en Côte d’Ivoire (professeur Philippe Durance, Cnam).

Atelier international de prospective sur les futurs des métiers du développement

Dans le cadre de l’atelier international de prospective sur les futurs des métiers du développement,  organisé par le RAFOD et co-animé par le Centre international d’études pour le développement local (CIEDEL), la conférence de clôture a été donnée par Philippe Durance sur le thème de l’innovation sociale.

Cet atelier, qui s’est tenu à Lyon du 11 au 15 juin 2018, a rassemblé une vingtaine de professionnels de 15 pays pour réfléchir sur l’évolution de leurs métiers.

Lors de la conférence, Philippe Durance a présenté plusieurs modèles d’innovation, du modèle dominant au modèle social, accompagnés d’exemple mis en oeuvre à travers le monde et a exposé les enjeux que ces modèles posent pour l’action publique.

Cette conférence est disponible en ligne.

Participation citoyenne et innovation sociale : de la décision politique à la décision publique

Dans le cadre du 9e Symposium international sur les transformations de la gestion et des organisations publiques, qui s’est tenu en Tunisie les 1er et 2 mars 2018, Philippe Durance a donné à l’université de Tunis la conférence d’ouverture sur le thème de la place et du rôle de la participation citoyenne dans l’innovation sociale.

Conçu et déployé dans le but de stimuler les échanges entre chercheurs,  praticiens et consultants des affaires publiques de pays d’expression française, ce symposium a été consacré à “la gestion de la participation citoyenne à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions dans les administrations et les organisations de l’État”.